Emmanuel Macron : "Cette semaine, j'ai réalisé un sans-faute !"

Macron

Dans la continuité de son état de grâce notre monarque Président du Royaume de la France, a été d'une diplomatie légendaire tout comme l'implication des ses troupes à l'Assemblée Nationale. Sa "pensée trop complexe" ne nous ayant pas permis d'obtenir une interview pour le 14 juillet, nous nous sommes contenté d'une "Revue de la semaine", titre étrangement évocateur dont l'origine nous échappe encore...

C'est donc en plein G20 qu'Emmanuel Macron s'est fendu d'une de ses fameuses phrases sibyllines qui ont fait son succès. En voici la version argotique qui nous a paru de rigueur pour en retranscrire le ton :

Quand des bleds ont encore sept à huit moutards par greluche, vous pouvez décider d'y lâcher une masse de thunes, ça restera le boxon.

Macron G20

De fait, la communauté africaine a très favorablement accueilli le compliment en y voyant aucune notion raciste ni colonialiste. Encore une action magnifique pour redorer le blason de la France !
Il faut dire qu'en matière d'enfants, le sieur Macron est un expert puisqu'il n'en a aucun et ne semble pas parti pour donner un héritier au Royaume vu l'âge canonique de sa Reine...

Pendant ce temps là, ses sbires se sont illustrés toute la semaine par leur éloquence et leur présence massive à l'Assemblée Nationale. Les rangs clairsemés des sièges LREM ne sont qu'une illusion d'optique manigancée par le club des 17 Insoumis : ce ne serait pas le moment de se dorer la pilule au soleil alors qu'il faut refuser les amendements de la révision du Code du Travail !

Assemblée Nationale

La machine institutionnelle ronronne doucement au rythme carnassier relevé par Ruffin : "Qui-vote-pour-qui-vote-contre-l-amendement-est-rejeté" avec un temps de vote minimal et le type au perchoir qui ne relève même plus la tête pour compter avant d'annoncer la sentence. Ah qu'elle est belle cette démocratie rendue possible grâce à la perspicacité suicidaire des électeurs...

Mais revenons à nos Macron.
Jeudi, grand moment de recadrage militaire dont l'état major avait eu l'affront de rechigner devant la baisse de leur budget ! Le chef de l'état a su rappeler qu'il chapeautait l'armée alors même qu'il n'a jamais été bleu-bite puisqu'exempté de service militaire : ce qui lui donne toute légitimité pour donner des ordres à ces étoilés qui se la pètent. En exclusivité voici la première prise (qui a ensuite été remaniée pour éviter tout incident diplomatique) :

Je suis le chef. Capice ? C'est pas parce que vous faites les guignols avec vos pétoires sur le terrain que ça vous donne le droit de venir me péter les rouleaux. Par le pouvoir du crâne ancestral, je détiens la force toute puissaaaaante !

Tywin Lannister

Le lendemain ces mêmes militaires défilaient devant un hôte illustre : Donald J. Trump, President Of The United States. Invité par notre "Make-our-planet-great-again President" dans une logique évidente après l'avoir rembarré suite à son désistement de l'accord de la COP 21, c'était donc (déjà) le temps de la réconciliation et de l'amitié indéfectible.

Macron Trump

Ceci venant à point nommé après la décision unilatérale de Trump de balancer des missiles sans attendre l'accord de l'ONU : nous sommes en droit de nous réjouir de savoir qu'après une telle marque d'affection nous serons donc certainement les premiers à suivre aveuglément nos cousins d'outre-atlantique dans une quelconque guerre déclarée par ce boulet lunatique. Il faudra bien écouler les stocks produits grâce à l'augmentation du budget militaire américain qui n'a pas progressé de 10% juste pour compléter leur collection...

Selon des études de notre organisme ONSEMBALEK qui s'était déjà illustré sur le port de la cravate (justement avec Trump à l'honneur), il apparaît clairement que tout individu qui s'exprimerait juste après Trump bénéficierait d'un effet de contraste le rendant immédiatement sympathique et intelligent. Il est à parier que c'est plutôt dans ce registre que l'intérêt de Macron se situait : facile de briller après un rageux dont la pensée semble se limiter à 140 caractères.

Terminons cette semaine de rêve par l'invitation de Benjamin Netanyahu à la commémoration des 75 ans de la rafle du Vél d'Hiv. Là encore un choix judicieux ne créant aucune polémique puisque le premier ministre Israélien est reconnu pour avoir mis en place un gouvernement pacifiste, donc par définition d'extrême-droite et religieux. A l'issue de l'entretien, il semblerait que Macron ait eu l'idée merveilleuse "d'appeler à une solution à deux états". Cette idée novatrice ne manquera pas de résoudre incessamment sous peu le conflit récent dit "Israëlo-Palestinien" qui avait tendance à légèrement dégénérer ces dernières décennies. Encore une victoire pour Macron WC !

Bref, la semaine "sans-faute".
Vivement la semaine prochaine avec Kim Jong-Un sur la place de la République et Bachar el-Assad à l'hôtel des Invalides !

A propos de lefiragot 40 Articles
L'auteur de cet article n'assume aucun de ses propos. C'est donc dans un souci d'anonymat paranoïaque que le Firagot prend la responsabilité de le publier malgré les foudres des oligarques détenteurs de 90% des médias. Cessez de gober : mâchez bien, recrachez si besoin. Indispensable pour votre intellect et l'intérêt général.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*